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  • Guy Milliere, philosophe, économiste, a écrit

     

    Un texte de Guy MILLIERE 

     

    Philosophe, Economiste, professeur d'Histoire des Idées 

    et des Cultures. 

     

    Il enseigne à l’Université Paris-8 où il est rattaché à 

    l’UFR « culture et communication ». 

     

     

    Comme c’était prévisible, Nicolas Sarkozy a été battu. 

     

    Le suicide en direct de François Bayrou, le seul homme politique capable 

    d’appeler à voter pour un candidat tout en disant que ce candidat est nul, ne 

    l’a pas aidé. 

    Mais rien ne pouvait aider encore Nicolas Sarkozy. 

    Disons qu’il a limité les dégâts : la défaite a été honorable. 

     

    Comme c’était prévisible aussi, François Hollande a été élu. 

    Comme c’était prévisible, François Hollande a prononcé des discours 

    vides.  Et comme c’était prévisible, les foules extatiques ont aimé. 

     

    François Hollande aime la jeunesse et la justice  : Il aurait été étonnant 

    qu’il dise qu’il apprécie la vieillesse et l’injustice. 

    Il aurait pu ajouter qu’il aime la santé davantage que la maladie, le beau 

    temps davantage que la pluie, et, pourquoi pas, que l’eau mouille, que la 

    paix, c’est beau, et que le soleil luit à midi en plein été. 

    Des jeunes filles seraient tombées en pâmoison. 

     

     François Hollande va composer un gouvernement, et ce gouvernement sera 

    beau comme un discours de François Hollande. 

     Les journalistes des grands médias courbés à ses pieds trouveront ce 

    gouvernement merveilleux. 

     

     François Hollande sera reçu par les chefs d’Etat et de gouvernement du 

    reste du monde.  

    La réalité fera son retour assez vite, mais les mauvaises 

    nouvelles glisseront sur François Hollande sans l’atteindre. 

     

     Il est socialiste, donc toute montée du chômage sera attribuée 

    aux forces sournoises du capitalisme qui voudront que François 

    Hollande échoue. 

     

     Les jeunes gens qui n’ont pas d’emploi et qui ont acclamé François 

    Hollande n’auront toujours pas d’emploi sous François Hollande, mais 

    trouveront que ce n’est pas grave, et que la misère est plus belle dès lors 

    que François Hollande est à l’Elysée. 

     

     Et puis, des réformes fondamentales seront votées ou promises, et dès 

    lors, des milliers de gens seront prêts à tous les sacrifices : imaginez, le 

    mariage gay, la contraception libre et gratuite pour les mineurs. 

     

    Elle n’est pas belle, la vie ? 

     

     Le 16 mai, pour boucler ses fins de mois difficiles, la France devra trouver 

    un milliard d’euros sur les marchés financiers, mais comme François 

    hollande a promis de dompter les marchés financiers, elle les trouvera sans 

    aucun problème, et à un taux d’intérêt très avantageux. 

     

    Si elle ne les trouve pas ou si les taux d’intérêts montent, François 

    Hollande dira que le monde des riches se ligue contre lui, et les Français 

    accepteront avec joie les restrictions qui leur seront demandées par 

    François Hollande. 

     

    Ce sera la pénurie exacerbée dans la joie, car, grâce au socialisme, la 

    pénurie est joyeuse, par définition. 

     

     François Hollande a dit qu’il voulait la croissance et pas la rigueur, et donc 

    il y aura la croissance, et s’il n’y a pas la croissance, ce sera la faute des 

    odieux capitalistes. 

     

    Car les socialistes ne sont jamais responsables de rien, par 

    définition. 

     

     François Hollande est certain que les autres dirigeants européens voudront, 

    comme lui, pouvoir dépenser plus, et il ne doute pas qu’Angela Merkel va 

    financer les dépenses de la France, et si Angela Merkel refuse, François 

    Hollande dira qu’elle est odieuse et mérite de perdre les élections en 

    Allemagne. 

     

    Un récent rapport de la Cour des Comptes annonçait que la France devait 

    procéder à des coupes drastiques dans son budget, ce qui coïncide 

    parfaitement avec les projets dispendieux de François Hollande, mais 

    François Hollande dira qu’il n’a pas besoin de faire des coupes drastiques, 

    qu’il peut financier ses projets en augmentant les impôts des particuliers 

    et des entreprises, et si particuliers et entreprises ne sont pas an rendez- 

    vous, il dira que c’est parce que les particuliers et les 

    entreprises sont méchants, à moins qu’il ne dise que c’est la 

    faute de Nicolas Sarkozy. 

     

     De toute façon, tout ce qui ira bien s’accomplira grâce à François Hollande, 

    et tout ce qui ira mal sera la faute de Nicolas Sarkozy. 

     

    Comme assez rapidement rien n’ira bien et que tout ira mal, ce 

    sera, beaucoup, la faute de Nicolas Sarkozy. 

     

     Voici trente et un an, les partisans de François Mitterrand s’étaient 

    rassemblés place de la Bastille. La France était censé passer de la nuit à 

    la lumière. 

     

    Deux années plus tard, un slogan servait à définir les socialistes : 

    «La faillite nous voilà …», avait titré ironiquement, pour définir le 

    gouvernement Mauroy finissant, un quotidien de droite (cela existait encore 

    en ce temps là). 

     

    Trente et un an plus tard, les enfants de ceux qui ont acclamé François 

    Mitterrand étaient rassemblés à la Bastille pour acclamer François 

    Hollande  : Ils ont dans la tête les imbécillités qui étaient déjà dans 

    la tête de leurs parents, et montrent que les imbécillités peuvent se 

    transmettre de génération en génération. 

     

    Les imbéciles, dit un vieux dicton, ne changent pas d’avis. On peut ajouter 

    au dicton : leurs enfants non plus. 

     

    La différence avec 1981, c’est que la faillite arrivera beaucoup plus vite. 

    La faillite est quasiment déjà là. Elle n’attendait plus que celui qui viendrait 

    la déclarer : il est là et sera bientôt à l’Elysée. 

     

    La différence est aussi que ce sera cette fois une faillite aux dimensions 

    de l’Europe. 

    Je l’ai écrit plus haut : elle n’est pas belle, la vie ? 

     

     Et si vous boudez votre plaisir,  je vous parlerai des drapeaux 

    sur la place de la Bastille : en cherchant bien, il devait rester 

    quelques drapeaux français. 

     

    Un drapeau américain ou israélien aurait été très malvenu.  Les 

    drapeaux de quelques régimes islamiques, par contre, étaient à 

    leur place. Les drapeaux de la gay pride étaient tout à fait à leur 

    place eux aussi. 

     

     C’est superbe, un peuple rassemblé dans l’harmonie et la 

    lucidité.     

  • Lettre ouverte à Mme Tierweller de Michel Debré

    Madame,

    Lorsque vous êtes apparue aux côtés de François Hollande, après qu’il eut quitté Ségolène Royal, les citoyens Français ont accepté votre présence, certains avec interrogation, d’autres avec un petit sourire, mais la plupart avec gentillesse. En France, l’amour est roi et les nouveaux couples qui se forment, surtout en politique, attirent plutôt la bienveillance.

    Nicolas Sarkozy avait bénéficié de cette même « grâce » lorsque Cécilia était partie. Il s’en était expliqué, peut-être un peu trop, en conférence de presse et s’était marié avec Carla Bruni. Autre temps, autre moeurs, diriez-vous. Effectivement, qu’il s’agisse du général de Gaulle avec « tante Yvonne », de Giscard d’Estaing et d’Anne-Aymone, de François Mitterrand et de Danielle ou même de Jacques Chirac et de Bernadette, ces femmes versaient plutôt dans le caritatif discret que vers l’émergence people tapageuse.

     Il est vrai cependant que la presse, pour François Mitterrand, a laissé tomber un manteau de discrétion sur sa double vie qu’il n’a révélée qu’à ses dernières heures. Déjà, il paraissait (mais qui a osé en parler ?) tout à fait anormal que sa deuxième « épouse » et sa fille soient prises en charge par l’État : appartement officiel sur le Quai Branly, voitures, chauffeurs, gardes du corps, cuisines et cuisiniers.

     Bref ! Les frasques de François Mitterrand, gardées secrètes par des journalistes complices, ont coûté quelques 8 à 10 millions d’euros au budget de l’État

    Carla Bruni n’a pas agi dans ce sens ni Bernadette Chirac. Mais vous voilà arrivé et avec vous, comme le dit la gauche, la modernité, ringardisant tout ce qui s’est passé avant.

     Après tout, François Hollande a le droit d’avoir comme amie qui il veut et le temps qu’il le désire. Quant au titre de « première dame », il est usurpé. Ce statut n’existe pas et a été monté de toutes pièces par des journalistes avides de sensationnel. Vous n’avez, Madame, aucune existence légale d’autant plus que vous n’êtes ni mariée, ni pacsée. Que dirait-on d’un président de la République qui accumulerait les « premières dames » comme on accumule des amies ou des flirts ?

    Vous avez néanmoins exigé d’avoir autour de vous une équipe composée d’hommes et de femmes qui vous suivent, qui vous aident, qui travaillent avec vous et qui sont payés par l’État. Au nom de quoi l’État doit-il s’occuper de votre secrétariat pléthorique ? Ce n’est pas, je pense, pour vous aider à écrire des articles dans votre journal « Paris Match ».

    Voici un autre problème. Vous vous réclamez, à juste titre, du statut de journaliste et vous désirez continuer à écrire. Au début de la campagne présidentielle et même, si je ne me trompe, dès l’élection de François Hollande, vous avez clamé haut et fort que vous ne renonceriez pas à écrire dans l’hebdomadaire « Paris Match » et vous avez même annoncé que vous alliez interroger les grands de ce monde pour faire des papiers de politique étrangère ! Journaliste oui, mais journaliste politique non !

     Il me semble que ce métier est incompatible avec la fonction que vous aimeriez avoir, même si elle n’est pas officielle. Vous avez donc décidé de faire du journalisme de bavardages pour bien montrer votre autonomie par rapport à votre ami François Hollande. Vous avez néanmoins accepté, demandé, peut-être même exigé de l’accompagner dans ses voyages officiels. A quel titre ? Simplement d’amie !

     Il y avait et il y a toujours un obstacle : Ségolène Royal ! Vous ne la supportez pas, elle qui est pourtant mère des 4 enfants de François Hollande. Il semblerait qu’à la Bastille, lorsque François Hollande a « claqué une bise » sur les deux joues de Ségolène Royal, vous ayez exigé qu’il vous embrasse sur la bouche pour montrer la différence de statut ! Cet acte était sinon puéril du moins cruel.

    Voici maintenant qu’en femme moderne, vous tweetez. Vous avez réussi, par vos bavardages, à ébranler la campagne électorale et à ridiculiser la France.

    Ségolène Royal est candidate, certes parachutée, en Poitou-Charentes. Elle affronte Monsieur Falorni, implanté localement depuis de nombreuses années et ami de François Hollande. Il était naturel que les caciques du Parti socialiste viennent à son secours, elle qui avait été la femme candidate à l’élection présidentielle de 2007.

     Il était peut-être moins évident que le président de la République se mêle de ces élections. En Président « normal », il avait annoncé qu’il n’y participerait pas. Les Français avaient d’ailleurs compris que le petit mot de soutien à Ségolène Royal était plus affectif que politique. Elle avait été sa compagne pendant si longtemps.

    Mais vous ne la supportez pas, taraudée par la jalousie. Après le ridicule de « embrasse moi sur la bouche » que, semblait-il, vous aviez prononcé, voici maintenant la trahison ! En effet, de quoi vous mêlez-vous en soutenant Monsieur Falorni qui, au demeurant, reste très sympathique ? Est-ce en tant que journaliste politique que vous prenez position pour un candidat ?

     Il s’agirait là d’une déviation intolérable de la neutralité politique d’un journaliste. Voyez-vous Monsieur Jean-Michel Apathie, Madame Ruth Elkrief, Monsieur Alain Duhamel prendre position pour qui que ce soit ? Ils devraient rendre immédiatement leur carte de presse, s’inscrire à un parti politique et ne plus parler. Certes, beaucoup de journalistes, beaucoup de journaux, sont à gauche et l’ont montré lors de ces dernières élections. Mais vous, Madame, journaliste à « Paris Match », vous n’auriez jamais dû prendre position. Ce n’est donc pas comme journaliste que vous avez envoyé ce tweet, vous êtes trop intelligente pour tomber dans un tel piège.

    Est-ce pour affirmer votre indépendance vis-à-vis de votre compagnon ? Peut-être aussi pensiez-vous affirmer l’importance de la liberté de la femme ? Je ne le crois pas non plus car je ne suis pas sûr que la liberté consiste à faire des gaffes. Peut-être ce mot est-il trop faible ? Il s’agit d’une faute grave. En réalité, vous ne pouviez pas imaginer une seconde que Ségolène Royal, élue, puisse un jour arriver au fauteuil de présidente de l’Assemblée nationale. « Comment cette femme, qui était avec mon ami auparavant, qui a vécu si longtemps avec lui, peut-elle revenir en pleine lumière ? ».

    Mais, pire encore, vous imaginiez, dans vos rêves les plus épouvantables, dans les cauchemars les plus terribles, les cérémonies officielles présidées par François Hollande obligatoirement accompagné par Ségolène Royal, en tant que quatrième personnage de l’État. Vous cauchemardiez à l’idée de voir ces grands dîners à l’Elysée, ces dîners officiels où votre place était équivoque, alors que Ségolène, rayonnante, aurait été proche de votre ami par la grâce du protocole. D’ailleurs, c’est pour cette raison déjà qu’à La Rochelle, vous aviez exigé, semble-t-il, que François Hollande parle de vous comme de  son unique amour . Petite flèche empoisonnée dans le dos de Ségolène Royal.

    La France, par ce tweet, a été ridiculisée dans le monde entier. Une si petite phrase ayant de telles conséquences ! Vous avez non seulement desservi la France où vous n’avez aucun rôle à jouer même si vous avez accompagné François Hollande dans ses voyages officiels à l’étranger (ce qui, déontologiquement, diplomatiquement, était déjà une extravagance), mais vous avez desservi le président de la République élu par une attitude grotesque de femme jalouse qui se mêle de politique pour entraver la carrière de son ami ou compagnon.

    Vous avez ridiculisé et humilié les femmes des autres présidents français qui, elles, faisaient de l’humanitaire. Vous avez, semble-t-il, balayé d’un revers de la main ces actions remarquables qu’elles avaient menées et, par conséquent, vous avez méprisé tous ceux qui, en France ou ailleurs, ont consacré leur vie aux enfants, aux handicapés, à ceux qui étaient atteints du SIDA…...

    Bref, ce petit tweet de rien du tout a été le révélateur, Madame, d’un malaise que les Français n’osaient pas admettre, qui mélange la faiblesse du président de la République et la méchanceté de sa compagne.

    Acceptez, Madame, mes sentiments mêlés de tristesse, de rage et de surprise.

    Pr. Bernard DEBRÉ
     Ancien Ministre
    Député de Paris

     

  • La république propre et sans tâches c'est fini depuis longtemps !!!!

    Les maîtresses du Président irréprochable, n'ont attendu qu'un mois pour donner le coup de grâce... Je vous assure que cette affaire qui touche déjà à l'international et beaucoup plus grave pour l'image de la France que la " toute petite affaire du Fouquets " Dont les socialistes avec beaucoup d'impudeur,nous ont rabâché les oreilles pendant cinq ans... Chacun son tour, et cette affaire là, soyez en sûr les Français vont s'en souvenir pendant cinq ans eux aussi !!!

    Avec toutes les sinistres affaires qui jalonnent l'histoire du PS, ce ne sera pas facile de redresser l'image de la France dans le monde... DSK le convulsif sexuel, la fédération du Nord , un panier de crabes magouilleurs, la fédération des BduR, une association de malfaiteurs, faut y ajouter celle de l'Hérault qui est loin d'être immaculée, les magouilles pour l'élection de la Présidente du PS, les magouilles pour les législatives et les parachutages des coquins, coquines, et comment on se partage les postes bien juteux et prestigieux... les accords ignobles avec l'extrêmes gauches, etc...etc....

    Et maintenant, le plus grave et celà n'a pas traîné, c'est la brouille voulue avec Mme Merckel, en quelques semaines seulement, voilà trente ans de bonne entente avec nos amis Allemands rayée par l'incompétence politique du président Français....

    Vous allez regretter, et pendant cinq ans d'avoir voté pour cette équipe d'incapables, qui vont largement et d'une façon malheureusement durable, ABIMER la France.

    Il ne vous reste plus que demain !

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